IMMORTAL BEAUTY XIV

NOS FEMMES SONT VIVANTES DONC PLUS BELLES !

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BONNE JOURNEE, A+ FRANK

Commentaires

  • Je préfère ces vers à vos photos si tristes :

    Salimata l'africaine

    Je n'ai pas oublié
    petite fleur du Burkina Faso

    Je n'ai pas oublié
    ton frêle et haut corps d'ébène
    protégé d'un boubou aux mille tatouages
    perçant les foules bigarrées
    se déhanchant vers moi tel un cobra
    pour déposer ce baiser passionné
    sur mes lèvres atterrées

    Je n'ai pas oublié
    dans cette aérogare assiégée
    ce départ éternel
    laissant derrière nous
    qu'une aventure incomplète
    chargée de rêves impossibles
    et de désirs inavoués


    Je n'ai pas oublié
    ce baiser à l'homme blanc
    ce défi à l'homme noir
    ce rejet de l'insignifiance
    cette protestation du coeur
    femme de peu d'afrique

    Tu n'oubliera pas
    ce voyageur d'amérique
    éperdu dans tes îles d'afrique
    de pleurs de rires faciles
    de souffrances de morts inutiles
    de drames de guerres futiles
    ton rire lumineux s'est fondu à mes veines



    Qui pourrait oublier

    le sens de l'afrique
    la médiocrité du mâle
    le soleil qui fige vos tempes
    la poussière qui gave vos gorges
    le sahel inutile autrement que........
    pour y cueillir toute noire une fleur

    Je n'oublierai jamais
    tes yeux ces petits phares précieux
    tes seins ces masques impénétrables
    tes hanches ces gyroscopes affolés
    tes lèvres ces oasis assoiffés
    tes rêves ces désirs infinis
    dont mes seuls rêves ont encore accès


    Qui pourrait jamais oublier

    ta beauté de vierge noire
    tes yeux de regards avides
    ta bouche de phrases naïves
    tes mains de caresses profondes
    ton nez d'agaves pétries
    tes seins de montagnes atterrées
    ton pubis de sculptures incisives
    dont mes seuls rêves ont encore la cléf

    Qui pourra oublier

    Je n'ai pas oublié
    dans Ouagadougou l'endormie
    cette marche dans le noir
    à travers ces avenues médiocres
    sur la place de la révolution
    où tes frères sont morts pour rien
    les ongles de tes doigts ont pénétré ma chair fragile

    Je n'oublierai pas
    dans Paris la lumineuse
    ton corps transplanté par mon rêve
    cherchant les folles escapades
    brisant les murailles éternelles
    perçant les regards avides
    ta main s'est accrochée à mon rêve d'homme fragile

    Je n'oublierai jamais
    l'afrique en péril
    les hommes insouciants
    les enfants en détresse
    les femmes hors d'haleine
    s'il fallait sauver l'afrique
    je le ferais que pour toi femme de peu d'afrique


    Je ne t'oublierai jamais
    petite fleur noire du Burkina Faso

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