30/03/2011

IMMORTAL BEAUTY XIV

NOS FEMMES SONT VIVANTES DONC PLUS BELLES !

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BONNE JOURNEE, A+ FRANK

07:03 Publié dans Culture | Tags : photo.art.culture | Lien permanent | Commentaires (1)

Commentaires

Je préfère ces vers à vos photos si tristes :

Salimata l'africaine

Je n'ai pas oublié
petite fleur du Burkina Faso

Je n'ai pas oublié
ton frêle et haut corps d'ébène
protégé d'un boubou aux mille tatouages
perçant les foules bigarrées
se déhanchant vers moi tel un cobra
pour déposer ce baiser passionné
sur mes lèvres atterrées

Je n'ai pas oublié
dans cette aérogare assiégée
ce départ éternel
laissant derrière nous
qu'une aventure incomplète
chargée de rêves impossibles
et de désirs inavoués


Je n'ai pas oublié
ce baiser à l'homme blanc
ce défi à l'homme noir
ce rejet de l'insignifiance
cette protestation du coeur
femme de peu d'afrique

Tu n'oubliera pas
ce voyageur d'amérique
éperdu dans tes îles d'afrique
de pleurs de rires faciles
de souffrances de morts inutiles
de drames de guerres futiles
ton rire lumineux s'est fondu à mes veines



Qui pourrait oublier

le sens de l'afrique
la médiocrité du mâle
le soleil qui fige vos tempes
la poussière qui gave vos gorges
le sahel inutile autrement que........
pour y cueillir toute noire une fleur

Je n'oublierai jamais
tes yeux ces petits phares précieux
tes seins ces masques impénétrables
tes hanches ces gyroscopes affolés
tes lèvres ces oasis assoiffés
tes rêves ces désirs infinis
dont mes seuls rêves ont encore accès


Qui pourrait jamais oublier

ta beauté de vierge noire
tes yeux de regards avides
ta bouche de phrases naïves
tes mains de caresses profondes
ton nez d'agaves pétries
tes seins de montagnes atterrées
ton pubis de sculptures incisives
dont mes seuls rêves ont encore la cléf

Qui pourra oublier

Je n'ai pas oublié
dans Ouagadougou l'endormie
cette marche dans le noir
à travers ces avenues médiocres
sur la place de la révolution
où tes frères sont morts pour rien
les ongles de tes doigts ont pénétré ma chair fragile

Je n'oublierai pas
dans Paris la lumineuse
ton corps transplanté par mon rêve
cherchant les folles escapades
brisant les murailles éternelles
perçant les regards avides
ta main s'est accrochée à mon rêve d'homme fragile

Je n'oublierai jamais
l'afrique en péril
les hommes insouciants
les enfants en détresse
les femmes hors d'haleine
s'il fallait sauver l'afrique
je le ferais que pour toi femme de peu d'afrique


Je ne t'oublierai jamais
petite fleur noire du Burkina Faso

Écrit par : Hypolithe | 30/03/2011

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